La République de Guinée regorge d’immenses ressources naturelles, à la fois hydriques, minières et forestières. Des ressources enviées et appréciées par plus d’un. Mais la gestion rationnelle et équitable de ces ressources pose encore problème.
C’est pour inverser cette tendance, que le Ministère de l’Environnement et du développement durable à travers le projet bafing falémé et de la haute guinée, (ABE-HG) et du PGIRE, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD, vient d’élaborer ce document d’une soixantaine de pages, soumis ce mercredi 03 novembre 2021, à l’appréciation de la cinquantaine de participants.
Des participants venus des départements comme l’agriculture, l’environnement, l’administration du territoire et de la promotion de la femme. Des acteurs et autorités locaux ainsi que des organisations de protection de l’environnement, prennent également part à l’atelier tenu en visioconférence, à cause de la pandémie du coronavirus.
S’agissant du rappel du contexte guinéen, il faut noter que« la volonté politique de la République de la Guinée en faveur de l’égalité entre les sexes, puise ses fondements, non seulement dans les textes internationaux, régionaux ratifiés mais aussi dans des dispositions nationales en vigueur. Ainsi, au niveau international, « La lutte pour l’égalité des sexes s’inspire du principe du respect des droits humains. En 1945, la Charte des Nations Unies instaure non seulement l’égalité entre tous les êtres humains, mais également entre les hommes et les femmes. Cette égalité fut renforcée par la Déclaration Universelle des Droits de l’homme de 1948, ainsi que d’autres instruments juridiques internationaux comme ».

C’est ainsi donc que Le Gouvernement Guinéen à travers le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable a bénéficié d’un financement du FEM et du PNUD pour la mise en œuvre de deux importants projet mentionne Gabriel OUENDENO. Il s’agit du « projet de Gestion Intégrée des Ressources Naturelles dans le Paysage Bafing-Falémé « GIRN-PBF» mis en œuvre en Moyenne-Guinée et Haute-Guinée, et le « projet d’Adaptation basées sur les Ecosystèmes «AbE-HG».
Ces deux projets sont mis en œuvre en partenariat avec Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD ayant au cœur de leurs interventions la prise en compte du genre dans le soucis de résoudre les questions d’inégalités de sexe dans les communautés pour une protection des ressources naturelles et de la biodiversité.
Pour favoriser la prise en compte de la dimension genre et d’inclusion sociale dans la mise en œuvre de ces deux projets, une consultante Internationale a été recruté par le PNUD-Guinée pour l’élaboration d’une stratégie genre assortie de deux plans d’action genre budgétisés.

Des acteurs comme des élus locaux des communes couvertes par les deux projets ainsi que des organisations de la société civile évoluant dans la protection de l’environnement, ont pris part également à l’atelier tenu en visioconférence, à cause de la pandémie du coronavirus.
S’agissant du rappel du contexte guinéen, il faut noter que « la volonté politique de la République de la Guinée en faveur de l’égalité entre les sexes, puise ses fondements, non seulement dans les textes internationaux, régionaux ratifiés mais aussi dans des dispositions nationales en vigueur. Ainsi, au niveau international, « La lutte pour l’égalité des sexes s’inspire du principe du respect des droits humains. En 1945, la Charte des Nations Unies instaure non seulement l’égalité entre tous les êtres humains, mais également entre les hommes et les femmes. Cette égalité fut renforcée par la Déclaration Universelle des Droits de l’homme de 1948, ainsi que d’autres instruments juridiques internationaux comme ».

Le projet GIRN-PBF s’étendra sur 6 ans pour un budget de 7 460 274 USD sous financement tant dis que le projet AbE-HG est financé à hauteur de 8.600.000 USD, tous les deux sous les financements du FEM et du PNUD.

Dans les interventions, selon M. Gabriel OUENDENO, Responsable Genre et Mobilisation communautaire du projet GIRN-PBF, basé à Labé en Moyenne Guinée « l’objectif de l’élaboration d’une stratégie genre pour chaque projet, se justifie par deux éléments importants : « Renforcer la prise en compte du genre dans la mise en œuvre de chaque projet, Garantir que l’adaptation basée sur les écosystèmes soit efficace, Garantir participation égale des hommes et des femmes dans les phases de prise de décision et de mise en œuvre de ses activités
– Faire des femmes des agents de changement à différents niveaux du processus d’adaptation.

Il a poursuivi en rappelant le contexte de la tenue du présent atelier, « Le Projet « Adaptation basée sur les Ecosystèmes en Haute Guinée» (AbE-HG) et le projet GIRN-PBF ont été initié par le Gouvernement Guinéen à travers le Ministère de l’Environnement en partenariat avec le Bureau PNUD Guinée avec un accompagnement financier du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), à travers le Fonds STAR (Système Transparent d’Allocation des Ressources). L’objectif est de réduire la vulnérabilité des communautés locales dans les zones d’intervention en Moyenne Guinée et Haute-Guinée aux risques supplémentaires posés par le changement climatique et renforcer leur résilience générale.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Colonel Aboubacar OULARE, Directeur National du projet « GIRN-PBF », a au nom des membres des comités de pilotage des deux projets, souhaité une participation active et sans réserve des participant(e)s, afin de faire des recommandations d’amélioration des documents soumis pour validation dans le cadre de la prise en compte du genre dans la gestion des ressources naturelles. Il est donc, selon maints observateurs, inconcevables, de penser à un quelconque développement en mettant de côté ces actrices qui sont les jeunes et les femmes.
Il est ensuite revenu à la consultante Internationale Genre et Inclusion sociale, Mme Chantal EKAMBI de présenter trois documents cités plus haut qui ont ensuite été soumis à l’approbation des participant(e)s. Ces documents soulignent, l’inégalité des sexes causée par plusieurs facteurs, notamment les pesanteurs socioculturelles, en dépit de certaines améliorations dans des situations du pays et du monde.
Il s’agit par exemple, de la « Politique Nationale de genre révisée en 2017, la Constitution de Mai 2010 qui pose le principe général de non-discrimination et garantit aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes dans tous les domaines, la Stratégie de développement économique et social à moyen et long terme «Guinée : Vision 2040» et le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES ».

Après les différentes présentations, les échanges ont été accentués surtout sur des recommandations et contributions, mais aussi des voies et moyens à mettre en œuvre, pour réduire ces inégalités, qui persistent et perdurent sur le chemin des femmes et des jeunes, acteurs majeurs du développement durable des pays africains, comme les nôtres.
Parmi ces contraintes, en termes de promotion du genre, figurent, « l’absence d’un cadre général de politique, de planification et de coordination entre les différentes interventions dans la promotion du genre, l’absence au niveau national d’un consensus intersectoriel de base entre l’État, le secteur privé et la société civile sur la promotion du genre, ou encore la faiblesse des capacités institutionnelles et humaines des structures gouvernementales et non gouvernementales impliquées dans la promotion du genre », selon le document concerné.

La rencontre s’est achevée par la formulation de recommandations qui seront intégrées dans le document final de stratégie d’intégration du genre de chaque projet.
Parmi elles, « la sensibilisation car les zones des projets ont un taux d’analphabétisme accru; Intégrer le genre dans les PDL (doit faire objet d’étude), Faire de l’ANAFIC en charge du développement local un partenaire clé ; Faire une restitution au niveau local pour une appropriation par les communautés ».

Idi CA pour www.radioenvironementguinee.org

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