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Construite depuis 1964, l’école primaire de Sounounou, située dans le quartier Cacia 1 dans la commune urbaine de Kindia, traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus difficiles de son existence. Vétusté des bâtiments, manque de sécurité et insuffisance d’infrastructures caractérisent désormais le quotidien de cet établissement qui accueille pourtant plusieurs centaines d’élèves.
Selon les informations recueillies sur place, aucune rénovation majeure n’a été réalisée depuis la construction de l’école. L’établissement dispose de trois bâtiments abritant douze salles de classe pour quatorze groupes pédagogiques. Cependant, l’état général des infrastructures laisse apparaître une dégradation très avancée.
L’absence de clôture constitue l’un des premiers problèmes auxquels l’école est confrontée. À cela s’ajoute la détérioration progressive des bâtiments. L’un d’eux est aujourd’hui totalement hors service. Sa toiture est gravement endommagée, les salles de classe sont envahies par des eaux stagnantes dégageant une odeur nauséabonde et plusieurs fissures sont visibles sur les murs, faisant craindre un effondrement à tout moment.
Selon les encadreurs de l’établissement, seul un bâtiment demeure pleinement fonctionnel. Dans un autre, quelques salles continuent d’accueillir les élèves, tandis que plusieurs classes ont été fermées en raison de leur état de délabrement avancé. Cette situation oblige parfois les responsables à réorganiser les cours et réduit considérablement les capacités d’accueil de l’école.
Au-delà de la question des infrastructures, cette réalité a un impact direct sur les conditions d’apprentissage des élèves et le travail des enseignants. Entre promiscuité, manque d’espace et inquiétudes liées à la sécurité, la communauté éducative évolue dans un environnement peu propice à un enseignement de qualité.
Interpellés sur ce dossier, les responsables des infrastructures et équipements scolaires indiquent ne pas disposer, pour le moment, d’informations détaillées sur la situation de l’établissement. Ils promettent néanmoins de procéder à des vérifications afin d’évaluer les besoins réels de l’école et de déterminer si une réhabilitation est envisageable ou si une reconstruction complète s’impose.
En attendant une éventuelle intervention des autorités, les élèves, les enseignants et les parents d’élèves continuent d’espérer des mesures urgentes pour sauver cette école historique, dont l’état de dégradation ne cesse de s’aggraver au fil des années.
SOS donc pour cet établissement scolaire dans la « cité des agrumes ».
Kindia Joe ZOUM pour Radio Environnement

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