Mardi 13 janvier 2026, le comité de pilotage (COPIL) du projet Bafing-Falémé a tenu sa 7ème session en ligne. Cette session qui est l’avant dernière du comité, avant la fin du projet annoncée pour décembre 2026, a réuni les parties prenantes du comité et les partenaires, dont le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Fonds Mondial pour l’Environnement (FEM).
Le projet de Gestion intégrée des ressources naturelles dans le paysage Bafing-Falémé (PGIRN-PBF) vient de tenir sa 7ème session de son COPIL. La rencontre qui s’est déroulée de façon virtuelle a permis à l’équipe de faire le bilan 2025 du projet, et d’échanger sur la conduite à tenir pour la suite du projet qui est à sa dernière année pour sa première phase.
D’entrée, c’est M. Mamadou Ciré Camara, chargé de Programme environnement et Développement Durable du PNUD qui a ouvert la session des interventions. Tout en déclinant les priorités du PNUD pour ce projet (renforcer la gouvernance locale, institutionnaliser les meilleures pratiques et promouvoir les pratiques innovantes), il a rassuré de l’engagement continu et de la disponibilité de l’institution onusienne à poursuivre l’accompagnement du projet, notamment dans cette étape clé du projet.
A sa suite, Dr Karim SAMOURA, Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) et Président du COPIL, a rappelé en prenant la parole que les données générées par le projet sont d’une importance capitale dans la documentation du projet concernant le massif du Fouta Djallon. La session a été l’occasion pour le Coordinateur du projet M. Thierno Ibrahima DIALLO, de présenter le projet Bafing-Falémé, ses 4 composantes et leurs activités, ainsi que les résultats obtenus en 2025.
Au titre de la composante une (1) qui est la gestion intégrée du paysage Bafing-Falémé, le principal résultat obtenu est le renforcement de la gouvernance locale.
Pour la composante deux (2) qui est l’opérationnalisation de la gestion des aires protégées de Bafing-Falémé et de la gestion de la zone tampon, les principaux résultats obtenus sont : l’assurance de l’intégrité de la réserve naturelle de faune de Gambie-Falémé pour inégalée meilleure conservation des ressources biologiques, le renforcement de l’inter connectivité entre les aires protégées du Sénégal et de la Guinée, et la validation du plan d’aménagement et de gestion du paysage avec son plan de cohabitation.
Pour la composante trois (3) qui porte sur le développement du modèle d’Ecovillage dans le paysage du Bafing-Falémé, les résultats sont entre autres : le renforcement de la promotion des énergies renouvelables dans les éco villages, la construction et l’équipement d’un foyer communautaire au profit de 433 personnes dont 239 femmes, l’installation d’un parc à bétail communautaire d’un hectare avec des abreuvoirs et des lampes solaires sensibles au profit des agro éleveurs, l’adduction en eau potable et l’aménagement d’un périmètre maraîcher, le renforcement de la sécurité alimentaire et de la résilience des communautés des éco villages.
Dans la composante quatre (4) du projet qui aborde l’intégration de la dimension genre, la gestion des connaissances et apprentissage, les principaux résultats obtenus sont : la compréhension par les communautés des zones du projet de l’importance de la production et de la transplantation d’espèces forestières, l’avantage des foyers communautaires en banco, la réalisation et le partage de trois (3) success stories, à travers les réseaux sociaux dans le cadre de la capitalisation et du partage d’informations.
Avant d’atteindre tous ces résultats, le COPIL a dû faire face à de nombreuses difficultés parmi lesquelles : le retard d’acquisition des fonds pour le premier semestre de l’année, la difficulté d’accès aux zones d’intervention du projet, les conflits faune humain et l’apparition de phénomènes météorologiques extrêmes. Mais avec l’appui des parties prenantes et autres acteurs du projet ainsi que les autorités, ces difficultés ont pu être surmontées et des recommandations ont été formulées.
Après la présentation, une séance de questions réponses a permis aux participants de mieux comprendre les activités réalisées ainsi que les projections du COPIL pour cette année qui marque la fin du projet.
Prenant la parole, Dr Karim SAMOURA s’est réjoui du bilan du COPIL et a remercié tous les acteurs pour leurs efforts constants.
Toutefois, il s’est dit préoccupé par la suite du projet, car pour lui le caractère intégré du projet doit être assuré à travers des initiatives à développer pour garantir la pérennité des résultats obtenus.
Il a ensuite interpellé l’Office Guinéen de Protection des Réserves de Faunes (OGPRNF) et le MEDD pour qu’ils puissent engagent des initiatives, qui vont aider à consolider et pérenniser les acquis du projet, prévoir une documentation et une large communication sur le projet. Satisfait de l’appui constant du PNUD, il a invité l’organisation à renforcer cet appui en consolidation les mécanismes de montages de projets pour conserver la nature et lutter contre les changements climatiques en Guinée. Pour le Secrétaire Général du département, il est nécessaire qu’une seconde phase du projet soit prévue, parce que les résultats obtenus sont concrets, tangibles et vérifiables pour reprendre ses propos.
La session s’est achevée par la validation et l’adoption du rapport d’activités du COPIL.
Elisabeth Zézé Guilavogui pour Radio Environnement








