La rencontre a mobilisé les cadres des différents départements ministériels, des représentants des institutions et organisations société civiles. 

Au cours, des travaux, les acteurs ont échangé sur les problématiques du changement climatique afin de trouver des pistes solutions aux défis qui assaillent les secteurs, grâce aux idées novatrices d’alerte et de prévention.

Il vise à renforcer les capacités de surveillance du climat, des systèmes d’alerte précoce et d’information pour répondre aux chocs climatiques et planifier l’adaptation au changement climatique en Guinée ».    Plus de 80% de la population devraient en bénéficier.

Dans son allocution, le Directeur National de la météorologie  Mamadou Lamine Bah notera que « notre planète est sous menace d’une large gamme de catastrophe naturelles dont plus de 80% sont tributaires du temps, du climat et de l’eau… ». Plus loin il affirme que « les données climatologiques au cours des 70 dernières années, montre que la Guinée n’est pas en marge des fluctuations climatiques. Elle a connu des variations de son climat notamment au niveau de la pluviométrie et de la température élément caractérisant le climat ». Il estime  qu’il faut investir dans l’information sur le climat pour les pays, pour inverser la tendance.

Younoussa Koïta représentant le Ministre des Transports a mis un accent  sur les conséquences du changement climatique en ces termes << Les conséquences socioéconomiques de ces phénomènes sont énormes. Sur le plan mondial, on enregistre annuellement  des dizaines de milliers de Morts, de centaines millions de personnes affectées et des dégâts matériels estimés à plusieurs centaines milliards de dollars. Malheureusement aucun pays n’est à l’ abri de ces phénomènes et les pauvres payent le plus lourd tribut>>.

A date, il poursuit sur le cas guinéen, seulement 19 préfectures  sur 33 sont dotées d’appareils de mesures de haute qualité pour la mesure des paramètres climatiques souligne le représentant adjoint du PNUD en Guinée Eloi Kouadio IV. Il ajoute que les  besoins restent  très importants pour permettre à la Guinée de disposer  des données fiables pour faire face aux impacts négatifs du changement et de ses extrêmes. Pour lui, « le Système des Nations Unies a défini 17 objectifs de développement durable que les Pays ont adopté et sont engagés à atteindre d’ici 2030. Parmi ceux-ci se trouve en bonne place l’ODD13, la prise en compte d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions.  C’est dans ce cadre que le PNUD a mis un accent particulier sur le développement de projets d’envergure afin de mobiliser les ressources financières disponibles dans les guichets multilatéraux à cet effet … ».

La mise en œuvre ce de projet  permettra de renforcer les équipements météorologiques et hydrauliques, améliorer les systèmes d’informations  climatiques  et d’alerte précoce, assurer la résilience des activités socioéconomiques et des populations, se prémunir des catastrophes d’origine climatique.

Le projet  SAP est financé à plus 50 milliards de francs guinéens. Ce qui est le premier du genre à être exécuté par le ministère des Transports en collaboration avec celui de l’Environnement et de l’Hydraulique.

                                                       Maïmouna Bangoura

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