La salle de réunion de la Direction préfectorale de la Santé (DPS) de Kindia a accueilli une session de formation de deux (2) jours consacrée au renforcement des capacités des professionnels de santé, sur la prise en charge inclusive des femmes en situation de handicap.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement communautaire de l’accès des femmes handicapées aux services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Guinée.
Au total, 30 professionnels de santé, dont des médecins, des sages-femmes, des infirmiers et d’autres prestataires de soins, ont été formés sur les approches inclusives, les droits sexuels et reproductifs des femmes handicapées ainsi que les bonnes pratiques permettant de garantir un accès équitable aux services de santé.
Cette formation vise à améliorer la qualité des soins destinés aux femmes vivant avec un handicap, souvent confrontées à de nombreux obstacles, qu’ils soient physiques, sociaux ou liés aux préjugés.
Au cours d’un entretien accordé à notre rédaction, le responsable du suivi-évaluation du projet, Fougo Guilavogui, a indiqué que cette activité constitue une étape importante dans la mise en œuvre du programme.
« Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un projet financé par notre partenaire technique et financier Dambé Fonds Sahel, basé au Mali. Elle permet de renforcer les compétences des professionnels de santé sur la prise en charge des personnes en situation de handicap, mais également de favoriser l’autonomisation et l’insertion socioprofessionnelle de ces dernières. À l’issue de cette formation, nous attendons des participants qu’ils disposent des compétences nécessaires pour offrir une prise en charge adaptée. Il faut rappeler que Kindia est la région qui enregistre la plus forte proportion de personnes en situation de handicap en Guinée, avec environ 16 % », a-t-il expliqué.
Les bénéficiaires ont salué la qualité des enseignements reçus et l’utilité des échanges d’expériences.
Sage-femme au centre de santé de Molota, Bintou Camara estime que cette formation permettra de changer durablement les pratiques dans les structures sanitaires.
« Nous sommes très heureuses d’avoir bénéficié de cette formation. Avant, nous ne prêtions pas suffisamment attention aux personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, nous comprenons mieux leurs besoins et la manière de les accompagner. Nous souhaitons que cette initiative soit élargie à d’autres structures sanitaires et à toutes les préfectures du pays. Les violences et les discriminations persistent, notamment en milieu rural. Il est important que tous les professionnels de santé soient formés afin que personne ne soit laissé pour compte », a-t-elle déclaré.
De son côté, Nèma Kolomou, prestataire au centre de santé de Bangouyah, a insisté sur la nécessité d’accompagner cette formation par des actions concrètes.
« Nous recommandons un suivi régulier des structures sanitaires, la mise à disposition d’outils adaptés et l’amélioration de l’accessibilité des centres de santé. Les connaissances acquises doivent désormais être appliquées afin de garantir un meilleur accès des femmes handicapées aux services de santé sexuelle et reproductive », a-t-elle recommandé.
À travers cette initiative organisée à la Direction préfectorale de la Santé de Kindia, les responsables du projet réaffirment leur volonté de contribuer à la construction d’un système de santé plus inclusif, garantissant à chaque femme, indépendamment de sa situation de handicap, un accès équitable à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité, dans le respect de sdignité et de ses droits.








