Depuis plusieurs décennies, les effets du changement climatique sont ressentis dans le monde entier et les pays en développement en particulier.

Des effets qui s’appellent, baisse de la pluviométrie, forte chaleur, inondations, pauvreté des sols, élévation du niveau de la mer ou encore le froid intense par endroit.

Parmi les plus grandes victimes de ce phénomène, les communautés à la base dont les paysans producteurs à travers l’agriculture, un secteur qui utilise plus de 60% de la population Guinéenne selon les statistiques.

La Guinée qui subit également ces effets dont il est question.

Les travaux sont lancés ce mercredi à Conakry, ce, pour 2 jours.
Organisé par GRET, c’est un projet initié par  »Sara » sécurité alimentaire, résilience et agro- écologie en Guinée, en collaboration avec ses partenaires.

Pendant 2 jours donc, il sera question de plancher sur les enjeux et défis de la problématique du changement climatique dans notre pays, des actions menées par l’État et ses partenaires dont les collectivités locales, où les effets du phénomène sont plus visibles.

Une centaine de participants venus des départements techniques comme l’agriculture, l’environnement, la santé, les mines mais aussi de la société civile de Conakry et de l’intérieur du pays, prennent part à l’atelier.

Prenant la parole, le coordinateur national du projet ‘’Sara’’, Etienne KOUNDOUNO dira que « l’objectif général de l’atelier est d’offrir un cadre de concertation permettant aux acteurs des filières agricoles
et de préservation de l’environnement actifs en Guinée de porter au niveau
national les travaux et réflexions engagés, et de servir de lieu de plaidoyer
des acteurs auprès des instances décisionnelles de l’Etat afin que leurs
préoccupations et propositions soient prises en compte dans les politiques
agricole, environnementale et commerciale nationales, et dans les actions
de coopération internationale ».Il s’agit donc poursuit-il, d’interpeller les acteurs à travers des plaidoyers et actions concrètes, sur les défis et enjeux climatiques vécus par les communautés».

Cet atelier, deuxième du genre après celui de Mamou en septembre dernier, vient à point nommé à écouter une participante venue de Labé, qui a affirmé que « nous devons agir maintenant et sans attendre. Avant la nature était protégée, on ne coupait pas les arbres n’importe comment, la prise de conscience était là. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas, les textes de lois ne sont pas respectés, on ne puni pas forcément les coupables des infractions causées à l’environnement. Aussi, on parle de changement climatique, mais il y’a aussi le changement humain, la population a augmenté, les besoins aussi, donc les problèmes aussi se multiplient. Il est donc temps d’agir maintenant, pour nous et surtout pour nos enfants qui viendront après nous… ».

Un témoignage renforcé par un autre participant qui a souhaité que le niveau des débats soit ramené en Guinée et dans des termes « accessibles », pour la compréhension de tous.

La journée s’est poursuivie par la présentation de plusieurs thèmes et l’engagement de l’Etat Guinéen avec ses partenaires comme le PNUD dans la lutte contre le phénomène. A ce propos, une présentation sur les zones impactées par les changements climatiques et les actions envisagées dans le cadre de l’atténuation et de l’adaptation. Une présentation faite par M.YOULA du Programme Environnement et Développement Durable.

Idi CAMARA

 

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