Atelier national de validation de la contribution déterminée au niveau national (CDN) actualisée de la République de Guinée. 
Tenue ce 11 decembre à Conakry, cette rencontre d’échange vise à rendre les engagements plus robustes en prenant en compte les questions du genre, en intégrant des données plus récentes et des secteurs émetteurs de gaz à effet de serre négligés en 1994 tout en posant les bases d’un cadre pour assurer le suivi et la transparence des mesures. Ceci pour respecter l’échéance de ce mois de décembre 2020 où les pays membres sont invités à soumettre leurs CDN actualisés au Secrétariat de la convention cadre des Nations-unies sur les changements climatiques selon les directives de l’accord de Paris. Cette rencontre d’échange initiée par le PNUD et le ministère de l’environnement, des eaux et forêts regroupe 86 participants impliqués dans la lutte contre le changement climatique.
Les CDN 2020 seront le point de départ de l’accord de Paris dans lequel une centaine de pays avaient en 2015 négocié et adopté ce document sur les changements climatiques, dira Mamadou Ciré Camara chargé du programme environnement au PNUD:  » le CDN de la Guinée devra démontrer ses progrès et réévaluer de manière régulière pour participer à la riposte mondiale contre le changement climatique. Je vous exhorte à exprimer vos préoccupations afin qu’elles puissent être dûment considérées et aux parties prenantes que êtes de disposer dans un futur proche d’un instrument de politique internationale conséquent. Ceci pour permettre à la Guinée d’atteindre les objectifs d’atténuation et d’adaptation collectivement fixés.
 
Pour permettre donc à la Guinée de respecter ses engagements, Mamadou Ciré Camara sollicite l’implication des partenaires techniques et financiers pour une synergie d’action dans la mobilisation des ressources.
De son côté vu le manque de données fiables, le Secrétaire général du ministère de l’environnement, des eaux et forêts (MEEF) Seydou Bari Diakité s’interroge: » il est important de savoir si la fin de cette année pour transmettre la CDN révisée de la Guinée est elle un deadline immuable? Deuxièmement qu’est ce qui adviendra à un Etat qui manquerait ce délai?. Ces questions je les pose parce que les engagements de la Guinée n’ont pas pu être rehaussés à cause de l’absence de données concrètes, justes et vérifiables. Et mieux le ministère des mines et de la géologie en collaboration avec celui du MEEF sont entrain de développer un projet important pour le pays portant sur la gestion des ressources naturelles, mines et environnement dont le document est en préparation depuis une année. Les partenaires ont fait parvenir leurs premières suggestions qui dénotent que la composante d’atténuation relative au changement d’utilisation des terres et aux forêts ne semble pas être suffisamment prise en compte dans le rapport, ni détaillée, ni chiffrée. Ce qui entraîne des risques importants pour le pays en terme d’opportunité de mobilisation de financement climat terrien. Dans ce genre de situation je croit qu’il vaut mieux être dernier en présentant un rapport exhaustif et  bien constitué que d’être premier avec un document contenant des résultats limités. »
 

 Ce processus d’actualisation du CDN et de la feuille de route 2021-2024 de la Guinée vise à démontrer son leadership sur le climat tout en faisant progresser les co-bénéfices en terme de développement inclusif tel que l’amélioration de la santé, l’accès à une énergie propre, l’égalité de genre et la croissance économique conformément aux objectifs du développement durable (ODD).

Hadji BAH pour www.radioenvironementguinee.org.

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