La pandémie de Covid-19 touche tous les pays d’Afrique de l’Ouest et bouleverse toutes les activités prévues par les différentes communautés. Les déplacements sont réduits dans tous les pays et des mesures plus sévères sont prises dans certains pays.

Au Bénin, le PNE n’a pu organiser aucune activité en raison des restrictions de mouvement vers les communes où se déroulent les activités. Pendant la période de confinement, le PNE s’est plutôt concentré sur l’élaboration des TdR des activités qui seront réalisées ultérieurement, le lancement de missions de consultation pour les études à réaliser, la replanification des activités des différents projets.

« Nous avons été mis en quarantaine pendant 3 semaines (et sommes restés à l’intérieur) et la tenue des réunions est suspendue jusqu’à nouvel ordre », déclare Maxwell Boateng-Gyimah, secrétaire exécutif du PNE Ghana. « Maintenant, nous faisons beaucoup d’appels téléphoniques comme moyens de rester en contact. Plutôt que de se retrouver face à face, il faut téléphoner beaucoup plus », ajoute-t-il en expliquant comment cela affecte l’utilisation quotidienne des moyens à distance pour rester en contact avec les partenaires.

Au Mali, le PNE est presque en stand-by. Il travaille en étroite collaboration pour soutenir le programme PCA/GIRE mis en œuvre par la Direction nationale de l’hydraulique (DNH) qui est obligée de réviser son plan de travail et son budget pour tenir compte des conséquences de la pandémie. « Depuis le début de cette année, aucune activité concrète n’a été menée », déclare Alioune Bagou Diarra, secrétaire exécutif du PNE Mali. « Comme la plupart de nos activités sont liées au rassemblement des populations, nous ne pouvons en mener aucune. Nous devons respecter les mesures gouvernementales qui limitent les rassemblements ». Il ajoute que les partenaires du PNE restent en contact uniquement par le biais de courriels.

En Guinée, le secrétaire exécutif, Hafiziou BARRY, déclare que la situation est malheureuse et que la pandémie est venue la compliquer davantage. « Nous nous attendions à un certain financement cette année, mais avec le Covid-19, nous sommes en stand-by. Nous avions beaucoup de projets en attente avec de nombreux partenaires, malheureusement aucun progrès significatif à ce jour », explique-t-il.

En Côte d’Ivoire, le PNE travaille depuis des années avec le ministère des eaux et forêts qui coordonne la mise en œuvre de la GIRE dans le pays. « L’année dernière, nous avions prévu d’organiser ensemble la Journée mondiale de l’eau pour 2020, mais au final, nous n’avons rien pu faire », explique François KOUADIO, secrétaire exécutif du PNE. « Nous avons également approché le ministère de l’Hydraulique avec lequel nous avons convenu de mener plusieurs activités cette année, mais avec la situation, rien ne pouvait être fait. Nos plans sont totalement bouleversés », ajoute M. KOUADIO. Les membres du PNE continuent à rester en contact plus souvent par le biais de WhatsApp et par e-mail.

Au Sénégal, le PNE est impliqué dans de nombreux processus, y compris le processus de préparation du Forum mondial de l’eau à Dakar, avec l’OMVS, l’Université Gaston Berger et de nombreuses autres initiatives sont en cours de discussion qui sont toutes bloquées par Covid 19, dit le président du PNE, Dr Adrien COLY. « Cela nous a surpris et a paralysé nos efforts pour revitaliser le PNE. Nous n’avons pas été en mesure de déployer notre stratégie. La campagne de recrutement de nouveaux membres, le processus de relance des organes sont tous bloqués » explique Adrien COLY.

Source: GWP-AO

 

 

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