À Kindia, la forêt classée de Koukou a servi de cadre à la cérémonie de clôture de la deuxième édition de la campagne nationale de reboisement « Une femme, un arbre », portée par AWLN Guinée et le REFAMP. Après six semaines d’opérations, l’initiative affiche un bilan de 16 500 plants mis en terre à travers plusieurs sites du pays, avec une implication renforcée des femmes et des forces de défense et de sécurité.

La cérémonie de clôture s’est tenue sur le site de la forêt classée de Koukou, en présence des autorités administratives et communales de Kindia, de cadres des ministères de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et de l’Environnement et du Développement durable, ainsi que des forces de défense et de sécurité et de plusieurs acteurs de la société civile.

Pour le maire de la commune urbaine de Kindia, Elhadj Molota Camara, le choix de la forêt classée de Koukou pour abriter cette étape finale revêt une forte portée symbolique. Il a salué une initiative qui, selon lui, contribue directement à la restauration du couvert végétal et à la protection du patrimoine naturel de la ville « Planter un arbre, c’est poser aujourd’hui un acte dont les générations futures récolteront les fruits. Le choix de Koukou pour abriter cette activité n’est pas fortuit. C’est un patrimoine que nous avons reçu de nos parents et nous avons le devoir de le préserver pour nos enfants », a-t-il déclaré.

Il a également invité les filles et fils de Kindia à se mobiliser davantage pour la sauvegarde de cette forêt, qu’il considère comme un élément important de l’identité de la cité et « le poumon de la ville ».

16 500 plants mis en terre

Au nom des deux réseaux, Dr Aïssata Daffé, membre d’AWLN Guinée et du REFAMP, a dressé le bilan de cette deuxième édition, menée du 22 juillet au 31 août 2026.

Selon elle, cette campagne est allée au-delà d’une simple opération de mise en terre de plants. Elle a notamment permis de renforcer l’implication des femmes et des forces de défense et de sécurité dans la restauration, le suivi et la protection des espaces reboisés « Nous pouvons d’ores et déjà affirmer que cette campagne a dépassé le simple cadre quantitatif de la plantation d’arbres pour devenir l’acte de naissance d’un véritable pacte entre toutes les forces de défense et de sécurité et les citoyens autour de la problématique environnementale », a-t-elle expliqué.

À travers plusieurs opérations conduites à Conakry et à l’intérieur du pays, les organisateurs indiquent avoir réalisé des plantations sur différents sites.

Parmi les réalisations citées figurent 3 000 arbres forestiers plantés sur cinq hectares le long des berges du fleuve Soumba, à Dubréka, avec la participation de la gendarmerie et d’autres corps des forces de défense et de sécurité. Cinq hectares ont également été concernés sur les îles de Loos, à Kassa, avec la police.

À cela s’ajoutent cinq demandes communautaires d’extension identifiées et restaurées à Porédaka et Saramousaya, dans la région de Mamou, ainsi qu’à Daralabé et Santina, dans la région de Labé.

À Kindia, six hectares de la forêt classée de Koukou ont été ciblés, avec la participation de la douane.

Au total, 16 500 plants ont été mis en terre au cours de cette deuxième édition, grâce notamment à la mobilisation des forces de défense et de sécurité.

« Planter moins, mais mieux »

Pour AWLN Guinée et le REFAMP, l’enjeu ne se limite toutefois pas au nombre de plants mis en terre. Le véritable défi demeure désormais leur entretien et leur survie « Notre mot d’ordre est simple : planter moins, mais mieux », a insisté Dr Aïssata Daffé, qui fixe l’objectif d’un taux de suivi d’au moins 75 %, grâce à un mécanisme d’entretien associant les femmes mobilisées, les communautés locales et les services techniques.

Cette approche vise à éviter que les opérations de reboisement ne se limitent à des plantations ponctuelles, sans dispositif durable de protection et d’entretien.

Le Ministère en charge de l’environnement promet un accompagnement

Représentant le Ministère de l’Environnement et du Développement durable, Moustapha Legrand Sylla, chef de cabinet, a salué l’initiative et réaffirmé la disponibilité du département à accompagner les prochaines éditions de la campagne « Nous avons félicité l’ONG, mais aussi nous avons encouragé à poursuivre ses efforts, tout en réaffirmant l’engagement du ministère de l’Environnement et du Développement durable (…) à les accompagner pour les prochaines éditions », a-t-il déclaré.

Le responsable a également annoncé la disponibilité des services techniques du ministère à assurer un suivi rapproché des plants, tout en appelant les communautés locales à prendre une part active à leur protection « Nous invitons aussi les femmes des communautés locales à assurer le suivi, car c’est ensemble que nous pouvons préserver ces plants », a-t-il ajouté.

Avec cette deuxième édition, AWLN Guinée et le REFAMP entendent ainsi inscrire la campagne « Une femme, un arbre » dans la durée. L’ambition affichée est de contribuer à la plantation de 2,5 millions d’arbres sur la période 2025-2029, soit 500 000 plants par an, dont 60 % d’arbres fruitiers.

À Koukou, la clôture de cette seconde édition marque donc moins la fin des opérations que le début d’une nouvelle phase : celle du suivi, de l’entretien et de la protection des plants, condition essentielle pour transformer les efforts de reboisement en véritable restauration durable du couvert végétal.Je peux aussi vous en faire une version plus “article de presse en ligne”, avec un titre beaucoup plus accrocheur, un chapô très fort et un angle environnemental plus marqué.
Joe ZOUM envoyé spécial à Koukou pour Radio Environnement

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